mardi 15 février 2011

Chronique : "Thank You, Happy Birthday", Cage The Elephant (Février 2011.)

Vous vous souvenez de Cage The Elephant ? Exubérance de The Vines, Hard Fi, « slide guitar » de Beck. Bien sûr que oui. Vous ne devriez même pas avoir besoin de retourner votre mémoire sans dessus-dessous pour vous souvenir de ces cinq potes de lycée, originaires de Bowling Green, Kentucky.


Tout commence concrètement en 2008. Leur participation au festival Texan South by Southwest sera leur billet pour un contrat avec le label EMI Records. Par la suite, ils s’installent à Londres et sortent leur album éponyme comportant le bijou Ain’t No Rest For The Wicked. Ce morceau dynamique regorgeant de puissance (qui nous avait vendu du rêve et nous en vend toujours, il faut l’avouer), avait terminé 32ème aux Singles Charts UK.


Après avoir fait la première partie des Pigeon Detectives et de Queen Of The Stone Age, ils se mirent à pondre leur second album, "Thank You, Happy Birthday".
Leur souhait est que ce second opus reflète leur évolution car comme dit le chanteur Matt Schultz, ils ont grandi. Bien évidemment, il sera rock, mais différent.



Nous l’attendions avec grande impatience cette surprise qui permet de commencer 2011 en toute sérénité musicale. Avec une si grande impatience que dès le 11 Janvier dernier, l’album s’amorçait avec Always Something et ses guitares lourdes et rampantes. Leur mordant punk n’a pas disparu, nous pouvons le retrouver à travers Sell Yourself et Sabertooth Tiger. Ce ne sont pour ma part pas les meilleures pistes du groupes, contrairement à Right Before My Eyes et Aberdeen, bourrée de mélancolie, de talent du chanteur Matt Schults avec sa voix mélodieuse et les guitares enchainant des accords nous rappelant le bon vieux rock british. Immédiatement, un rapport avec les Pixies se fait. Nous avons ici un véritable hommage à Kurt Cobain et sa ville natale. On y trouve aussi une touche d’électro dans Indy Kidz et 2024.


Surprise. Mention spéciale pour deux morceaux. Rubber Ball, balade digne d’un Bon Iver et Flow. Elles sortent du cadre mais leurs sublimes mélodies délicates et douces nous transportent littéralement, le tout bordé par la voix maitrisée du chanteur.

Enfin, le premier single de ce brillant album, Shake Me Down. La magnifique intro vous attrape, et vous voilà heureux prisonnier de cette énergie montante, de ce rythme qui s’accroît et de cette puissance qui vous frappe en plein visage.
Pourquoi ne pas en faire la bande son de votre prochain anniversaire ?

Un album à ne pas manquer, absolument.



Solène Bertelli.
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